Les Éditions de La Frémillerie

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Le thème du roman est une quête, celle d'un enfant abandonné douze ans plus tôt par des mutins à une tribu côtière de l'ouest australien, mais aussi quête, pour les héros de cette histoire, de leur propre vérité.

Dans Amsterdam à son apogée, un vieil homme, puissant seigneur de la Compagnie des Indes, envoie une expédition pour retrouver son unique héritier. Une petite troupe, composée de quelques soldats et matelots, d'un mutin repenti, d'un serviteur fidèle, d'un pasteur et d'une aventurière, embarque pour la « Grande Terre Australe ».

Déposés sur ses rives, ils découvrent un territoire immense, désert, terriblement ingrat et hostile. La dureté du pays, la perte de tous les repères, les rivalités, la crainte d'être abandonné de Dieu ne tardent pas à ébranler les corps et les âmes.

Quand la rencontre entre les deux peuples que tout oppose se produira, le choc révélera chacun, suscitera la tolérance ou le mépris, le respect ou le désir de domination, l'intérêt ou le dégoût, l'amour ou la défiance, et presque toujours, la peur. Le jeune Nyiki, lui, devra choisir son destin.

ISBN:978-2-35907-059-0

Format 13x20 cm

480 pages

18 €

Extrait     Enfant du rêve

La Grande Terre Australe

 

...

Le vieux matelot balaya du regard le panorama qui s’offrait à lui et ne vit rien d’autre, hélas, que la végétation terne d’eucalyptus et d’herbe jaune, la terre de sable rouge et des dunes innombrables, pareilles à des vagues immobiles. L’immensité déserte le désespéra. Il se vit seul, souffrant et fiévreux dans ce paysage stérile. « Qu’est-ce que j’ai fait là? » se lamenta-t-il à haute voix. Il tomba à genoux et sanglota : « Seigneur sauve-moi, je suis arrivé en enfer! Satan se venge car j’ai poignardé son suppôt! Ne m’abandonne pas, Seigneur! ». Il resta prostré, effondré sur lui-même, tenant des propos incohérents qui s’adressaient à Dieu et au diable. Puis il se redressa en gémissant :

« Et vous, gens de ce pays, où êtes-vous ? Pourquoi vous cachez vous ? ». Sa plainte se mua en colère, il cria: « Vous n’êtes que des sales bâtards, des sauvages cannibales! ». Il conspua ce peuple invisible et peut-être imaginaire qui le laissait si seul et si misérable.
Lorsqu’il releva la tête, il vit la fumée. Là-bas, au milieu des eucalyptus une brume troublait le lointain, des frères humains l’attendaient.

MEDIA PRESSE: article

critique

MÉMOIRE DES ARTS:

Compte-rendu

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